Bea Johnson lives waste-free with her family since 2008 and is the author of the bestseller Zero Waste Home (Zéro Déchet en francais)
"Since embarking on the Zero Waste lifestyle, our lives have changed for the better: We feel happier and lead more meaningful lives, based on experiences instead of stuff. My goal is to share its incredible health, financial and time saving benefits!"

From a blog to a movement!


(EN)
Remember the doubtful and negative comments that I originally received on this blog? ... When people said that our lifestyle was too extreme and not realistic? I admit that, had I heard about a zero waste family 8 years ago, I too, would have thought to myself: "These people are nuts, I’m sure they live deep in the woods or she's a stay-at-home mom who spends her days homemaking to reduce her family's trash." That is to say, I am not surprised by the criticism that we received. After all, the term Zero Waste was, at the time, essentially understood and used by manufacturing and waste management professionals - not the mainstream.

Looking back, I'm glad I didn't listen to nay-sayers!

With time, perseverance, and the help of the media, we were able to prove that we're not ascetic hermits, but live a normal, modern, simple life, based on experiences instead of things. Our lifestyle has been profiled in magazines, newspapers, and radios throughout the world and more than 40 television crews have visited our house! Contrary to common thinking, we do not get paid to participate in these interviews - although my teenagers do request some kind of compensation from us now:). But our hard work paid off!  We shattered people's misconceptions about waste-free living and gave it a face. By showing that zero waste was possible at home (while improving one's standard of living), we galvanized thousands of people to follow our lead, and with momentum a global movement was born! It fills my eyes with tears of joy just reflecting on it; how far we've come! 


Along the way, we've inspired not only the launch of hundreds of blogs (such as this Norwegian one) and startups (such as Jean Bouteille, a business offering returnable containers and liquid products in bulk to health food stores) but also the opening of countless package-free stores (such as Unverpackt, Germany's first un-packaged store). I even had the honor of inaugurating one of them: Alice's Day by Day store in March! Each week, I receive a thank-you email from a business entrepreneur. And I recently learned that photographing our family for People magazine was one of the triggers for Gregg Segal's "7 days of Garbage" series and reading that same article empowered this restaurant owner to make his business Zero Waste

As "the Priestess of Waste-Free Living" (New York Times) and the author of Zero Waste Home , my responsibilities today include a work load that evidently interfere with my blog posts' frequency. It leaves me with a constant feeling of guilt, knowing that I am letting some of you down: But rejoice, for my radio silence here, is only a reflection of the success of the lifestyle! 

My professional work has changed overtime is now entirely dedicated to shattering the misconceptions associated with the zero waste lifestyle. It gives me little time to be a professional artist anymore. Nevertheless, raising awareness about this way of life now fulfills me more than developing my portfolio. I open my home to educational tours and am consulted by large corporations who, upon noticing the growing interest for waste-free living, are looking to adapt their businesses to the new shift. I am invited to speak at universities, non profit organisations, and conferences, all over the globe, from Australia to Norway -and in Brazil, I was asked to present my lifestyle as a way of the future! In March, I accomplished my first speaking tour with stops in Quebec, Switzerland, Belgium and France. In Roubaix (a city in the north of France), 700 people came to the event: Sadly, 200 had to be sent home for lack of room, but it proved an undeniable growing interest for zero waste. In the coming months, I will be speaking at Google and Burning Man (gasp! I need an outfit), and I will take on another international speaking tour (three-weeks long) to coincide with the United Nations Climate Change Conference scheduled in the fall. As you can imagine, a speaking engagement sometimes requires flying, and therefore comes with a heavy carbon footprint, but I believe that if my talk has the power to inspire just one person to live simply and reduce his/her waste, then my trip was worth it: From the feedback that I receive, I can assure you that none of my trips has been a waste of fuel so far:).

It really is humbling to watch how fast zero waste is spreading! As an 18-year-old Au Pair, when I first came to the US, I could never have imagined becoming a public speaker, or writing a book that would be translated into Korean or, launching a movement that would be adopted globally! I feel blessed, honored and humbled. Better yet, I am full of hope for the future.

"If you have no critics, you'll likely have no success" - MalcomX

If you started a blog or business targeted to waste-free living. Please share your URL in the comments!

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(FR)


Vous souvenez-vous des commentaires que j’ai reçu au départ sur ce blog? Lorsque l’on me disait que notre mode de vie était extrême et irréaliste ?... Je reconnais que, si j’avais entendu parler d’une famille zéro déchet il y a 8 ans, j’aurais eu la même réaction, je me serais dit: “Ces gens sont fous, ils vivent probablement en pleine campagne, ou elle ne travaille pas et se préoccupe toute la journée de réduire ses poubelles » Raison pour laquelle je ne suis pas surprise des critiques que nous avons subies. Apres tout, le terme zéro déchet n’était en ce temps-là compris et pratiqué que par les fabricants et les professionnels de la gestion des déchets- pas par les ménagères.

Heureusement que je n’ai pas écouté les mauvaises langues.

Avec le temps, de la persévérance et l’aide de la presse, nous avons pu prouver que nous vivions une vie normale, moderne, et simple, basée sur les
expériences et non pas les biens matériels. Notre mode de vie a aujourd’hui été profilé dans les magazines, journaux et radios du monde entier et plus de 40 équipes de télé sont passées à la maison! Contrairement à ce que beaucoup s’imaginent, nous ne sommes pas payés pour participer à ces entrevues – quoi que mes ados me demandent maintenant une compensation:). Mais nos efforts en valaient la peine ! Nous avons cassé les aprioris liés à ce mode de vie et lui avons donné une face. En montrant que le zéro déchet était possible chez soi (et pouvait ameliorer la vie)  nous avons incité des milliers de personnes à suivre notre exemple, et dans cet élan, un mouvement global s’est créé ! Des larmes de joie me viennent rien que d’y penser: On vient de si loin!

Sur notre parcours, nous avons inspiré non seulement le lancement d’une centaine de blogs (comme celui-ci, en Norvégien) et d’initiatives (comme celle de Jean Bouteille, une entreprise qui offre des produits liquides en vrac et des contenants consignés aux épiceries), et mais aussi l’ouverture d’innombrables magasins de vrac dans le monde (comme Unverpackt, le premier magasin sans emballage en Allemagne): J’ai même eu l’honneur d’inaugurer celui d’Alice Bigorgne, Day by Day, en mars ! Chaque semaine, je reçois le message d’un entrepreneur me remerciant de lui avoir ouvert les yeux. Et puis j’ai appris que notre témoignage paru dans le magazine People avait incité le propriétaire d’un restaurant à en faire une enseigne zéro déchet, et l’artiste, Gregg Segal, chargé de nous photographier pour cet article, de créer une série intitulée « 7 jours de poubelles »

En tant que “le nouveau messie de l’écologie” (Paris match) et l’auteur du bestseller Zéro Déchet, j’ai de nouvelles responsabilités et un emploi du temps qui m’empêche de poster régulièrement sur ce blog. Je vis avec un sentiment constant de culpabilité, sachant que je déçois certains d’entre vous. Mais réjouissez-vous car mon silence ici n’est que le reflet du succès de ce mode de vie ! 

Au fil du temps mon activité professionnelle a changé : elle est aujourd’hui entièrement dédiée à casser les aprioris qui sont liés à ce monde de vie. Cela ne me laisse désormais que très peu de temps pour me consacrer à mon ancienne profession d’artiste-peintre. Néanmoins, sensibiliser le public au zéro déchet me satisfait davantage que de développer mon portfolio.

Se rendant compte de l’intérêt croissant pour le mode de vie sans déchet, de gros fabricants me consultent pour adapter leurs produits à ce nouveau tournant sociétal.
De l’Australie au Brésil, je suis aussi invitée à donner des conférences partout dans le monde, que ce soit pour un parti écolo, une université, ou une ONG. En Mars, j’ai accompli ma première tournée internationale, couvrant ainsi le Québec, la Suisse, la Belgique et mon pays natal. A Roubaix (ville située dans le nord de la France), 700 personnes sont venues m’écouter. La salle n’a malheureusement pas pu accommoder 200 d’entre elles, mais ceci a tout de même démontré l’intérêt croissant pour le zéro déchet. Il est prévu que lors ces prochains mois je donne une conférence chez Google et a Burning Man (va falloir trouver un ensemble approprié !), et que j’effectue une autre tournée internationale de 3 semaines à l’occasion de la semaine européenne de réduction des déchets et de la COP 21. Vous vous imaginez bien que ces conférences engendrent parfois un vol en avion, ce qui alourdit sérieusement mon empreinte carbone, mais j’estime que si ma présentation peut ne serait-ce qu’inspirer une seule personne, ça en valait la peine: d’après les retours que j’en ai, je peux vous assurer qu’aucun de mes déplacements jusqu’à présent n’a été un gaspillage de kérosène ;)

Cela me fait chaud au cœur de voir la vitesse à laquelle le zéro déchet se propage. La fille Au pair de 18 ans que j’étais lorsque je suis arrivée aux USA, n’aurait jamais pu s’imaginer un jour faire des discours en public, ou écrire un livre qui serait traduit en Coréen, ou lancer un mouvement qui serait adopté dans le monde entier! Ce succès est pour moi une bénédiction et un honneur. Mais ce qui me rend encore plus heureuse c’est d’avoir un espoir renouvelé dans le futur.

Si vous avez lancé un blog ou une initiative autour du zéro déchet, n’hésitez pas à partager votre site internet dans les commentaires !



Say what? Dumpster diving?


Some dream of collecting things, I dream of collecting experiences: It might sound odd (or not, if you know me well), but one of them was "going dumpster diving with someone who knows what he/she is doing"...

So when Marie, a PhD student who interviewed me for her thesis on food waste, confided in me that she and her boyfriend dumpster dove on a regular basis, I took a plunge myself: I begged her to take me along.

Contrary to the "waste pick-up on a lovely sunny morning" at the beach that I described last month, this was a much different outing: one that took place at 10 pm, on a chilly night - a time of day when my body yearns to crawl under a fuzzy blanket alongside Scott, and my brain to watch a podcast of Tiny House Hunting ;)

In anticipation of this event, what worried me most, was not:
  1. Getting cold - I'd wear my puff jacket;
  2. Losing my enthusiasm - I had plenty of it!;
  3. Running into critters - I love nature;) or, 
  4. Getting caught - if I did and subsequently made headlines: "World famous author dumpster dives for food", it would have brought attention to food waste, which is a good thing anyways! 
But considering the particularities of my lifestyle, I was most afraid of running into the conundrum: what to do with packaging waste? (I mean... right? Only you, faithful readers, can understand.)

So I came prepared with my shopping kit, below. But maybe too much.

When I arrived at our meeting point, I looked like a complete novice, carrying large sturdy totes by my sides -my hosts sported more discreet over the shoulder cotton kinds. One thing is for sure, I looked like I was ready for business! Ready to grocery shop!

My shopping kit

I quickly realized that my kit was overkill: To my surprise, none of the food that we found came packaged, apart from the brown paper bag of bread below which I did not mind taking home for reuse -my clothes shopping day is coming up, so I'll looking for something to pack my donations.

Ooh, did I feel delinquent and right at the same time doing this! The food that I collected that night had no business being discarded: As you can tell, perfect veggies and fruit! They rightly deserved to be saved from landfill.



Veggies that I could have picked from (inside) the grocery store

A bag of french loaves in the first paper bag that I bring home from a grocery store in 6 years!

Fruits in great condition!

(Note: I was so busy worrying about packaging waste that I completely forgot to take pictures that evening).

This is not an exercise for the germaphobe, and I am clearly not one of them. But being a virgin at it, I picked items that could be peeled: I figured, that it'd make a strong argument to get my skeptic family to take a bite into the fruits of my foray, and eliminating any chance of getting sick might encourage subsequent trips.

That week became the first time that I missed the vegetable peeler that I donated 3 years ago...

Contrary to what I would have expected, it did not bother my family to eat the discarded goods, and we ate it all without fear.
 

With my bounty I made:
  • Ginger carrot soup
  • Sauteed Zucchinis sprinkled with homegrown herb mix
  • Grilled zucchinis sprinkled with homegrown mint
  • Two apple pies 
  • Snacks of apple slices topped with peanut butter
  • Sandwiches for a week's worth of lunches with the bread.
As you already know, I am a forager at heart, but I am not sure I'll have the guts to go dumpster diving in my own town. That said, I had a wonderful time and more importantly, I am grateful for Marie allowing me to cross an item off my bucket list!

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Traduit de l'Anglais par Oriane Wawrzyniak
Comment ça ? Faire les poubelles ?
Il y en a qui rêvent de collectionner des objets, moi, ce sont les expériences que je veux accumuler : Cela peut paraître étrange (ou pas, si vous me connaissez bien), mais l’une d’elles était d’ « aller faire les poubelles avec quelqu’un qui s'y connaisse »…
Alors, quand Marie, une étudiante en doctorat qui m’a rencontrée dans le cadre de sa thèse sur le gâchis alimentaire, m’a confié qu’elle et son copain récupéraient régulièrement de la nourriture dans les poubelles, j’ai décidé de sauter le pas moi aussi : je lui ai demandé de m’emmener avec elle.
Cette sortie était très différente du « ramassage de déchets par un beau matin ensoleillé » à la plage que j’ai décrit le mois dernier : elle a eu lieu à 22h, par un soir glacial – un moment de la journée où mon corps ne demande qu’à se tapir sous une épaisse couverture aux côtés de Scott, et mon cerveau à regarder un podcast de Tiny House Hunting ☺
En attendant cet événement, ce qui m’inquiétait le plus, ce n’était pas :
  1. D’avoir froid – j’allais porter ma doudoune ;
  2. De perdre mon enthousiasme – j’en avais à revendre !;
  3. De tomber sur des bestioles – j’adore la nature ;)
  4. De me faire prendre – si cela m’arrivait et que l’histoire faisait les gros titres : « Auteure mondialement connue fait les poubelles pour trouver de la nourriture », cela aurait attiré l’attention sur le gâchis alimentaire, ce qui est une bonne chose !
Mais étant données les spécificités de mon mode de vie, ce dont j’avais le plus peur, c’était de faire face au sac de nœuds : que faire des déchets d’emballage ? (enfin… vous voyez ? Seuls vous, mes fidèles lecteurs, pouvez le comprendre.)
Je suis donc arrivée préparée, avec mon kit de courses, ci-dessous. Mais peut-être trop.
Quand je suis arrivée à notre lieu de rendez-vous, j’ai eu vraiment l’air d’une novice, avec mes grands cabas à mes côtés – mes hôtes en arboraient de plus discrets, en coton, qui se portent sur l’épaule. Une chose est sûre, j’avais l’air prête à en découdre ! Prête à faire mes courses !

J’ai vite réalisé que mon kit était plus encombrant qu’autre chose : à mon grand étonnement, aucune des denrées que nous avons trouvées n’était emballée, à part le sac en papier rempli de baguettes (ci-dessus) que je n’ai pas rechigné à rapporter à la maison pour le réutiliser – mon jour d’achat de vêtements arrive, et j’aurai besoin de quelque chose pour emballer mes dons.

Ooh, qu'est ce que je me suis sentie à la fois délinquante et juste en le faisant ! La nourriture que j’ai récupérée ce soir-là n’avait rien à faire dans les poubelles : comme vous pouvez le voir, ces légumes et ces fruits sont parfaits ! Ils avaient bien le droit d’être sauvés de la décharge.

(Légende des photos : 1- Des légumes que j’aurais pu choisir dans mon magasin; 2- Un sac de baguettes, le premier sac en papier que je ramene d'un magasin en 6 ans ! 3- Des fruits en parfait état ! J’étais si occupée à m’inquiéter des emballages que j’ai complètement oublié de prendre des photos de la soirée.)
L’exercice n’est pas à recommander au germophobe, et je n’en fais clairement pas partie. Mais comme c’était ma première fois, j’ai choisi des aliments qui pouvaient être pelés : je me suis dit que ça encouragerait ma famille à manger les fruits de mon excursion, et que d’éliminer les risques de tomber malade ne pouvait qu’encourager de futures razzias.
C’était la première fois, cette semaine, que l’épluche-légumes que j’ai donné il y a 3 ans m’a manqué…
Contrairement à ce que je m’attendais, ma famille n’a pas boudé les aliments qui avaient été jetés, et nous avons tout mangé sans inquiétude.

Avec mon butin j’ai fait :
  • Une soupe au gingembre et à la carotte
  • Des courgettes sautées accompagnées d’un mélange d’herbes du jardin
  • Des courgettes grillées saupoudrées de menthe du jardin
  • Deux tartes aux pommes
  • Des tranches de pommes recouvertes de beurre de cacahuète, comme en-cas
  • Des sandwiches pour une semaine de déjeuners avec le pain.
Je ne suis pas sûre que j’aurai le courage d’aller faire les poubelles dans ma propre ville. Ceci dit, j’ai passé un moment formidable et encore plus important, je suis reconnaissante car Marie m’a permis de rayer un des éléments de ma "liste de choses à faire au moins une fois dans ma vie" !

Wardrobe Update


Well, you've asked for it, so here it is, and in full! A close look at the contents of my current, minimalist wardrobe (it even includes intimates!).




I was recently asked if, having graduated from Fashion school, I am not tempted to buy new, add pieces to my wardrobe or shop more often than twice a year...

My answer was: Once you discover the advantages of a small wardrobe, you'll find that they are too great to give up!

Buy new? What a waste of money that would be! 
I did buy one piece of clothing new in the past two and a half years, but the rest of my wardrobe is secondhand and the prices of the pieces that I purchased are so good, I could not go back to retail! The leather combat boots cost $2.50, the leather high heeled booties $10, the strappy heels $10, the nude pumps $8.50, the navy blazer $2.50, the leather skirt $5, the sunglasses $2, etc.


My pumps still have their price marked on them ;)


Add pieces to my wardrobe? No way! I'd lose mobility.
We not only save a lot of money buying less, it's also owning less (the fact that our wardrobes fit in carry-ons) that allows us to easily rent our house while we're gone. And both of these have made some truly awesome experiences possible (see below). I would not want to give them up for a bigger closet. They are core to our happiness and well being.


My 19" Carry-On


Buy more often? What a waste of time that would be!
Life is short. Rather than shopping, I much prefer planning an adventure or living one, like kayaking overnight in the Everglades, as we did during the Holiday Season/Shopping Madness. We saw manatees, alligators, and Leo even found himself face to face with a Python. Facing the fear of his life, he never felt more alive!


Kayaking with my family: so much more memorable than clothes shopping! -and Max: being a teenager and hiding his joy;)

Buy less, waste less, live more...